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31 octobre - Hommage à Walt Whitman
Sceaux - Hauts-de-Seine - 2005 © Daniel Schipper
Ils ont courriellé :
Désormais je ne fais plus appel à la chance, c'est moi la chance,
Désormais je ne larmoie plus, ne temporise plus, de rien n'ai besoin,
Finis les malaises du coin du feu, les bouquins, les critiques chagrines,
Vigoureux et content j'arpente la grand'route.
La terre, voilà qui suffit.
Je ne demande pas les constellations plus proches,
Je les sais fort bien où elles sont,
Je sais qu'elles suffisent à ceux qui leur appartiennent.
(Toutefois même ici je porte mes vieux délicieux fardeaux,
Je les porte, hommes et femmes, je les porte avec moi où que j'aille,
Je jure qu'il m'est impossible de m'en débarasser,
Je suis plein d'eux, en retour les remplirai.)
Walt Whitman
Walt Whitman - Poèmes
Poésie/Gallimard - février 1999
Feuilles d'herbe
Chant de la Grand'route - Partie 1 - page 63
Traduction de Louis Fabulet
Re : Merci Daniellou, je ne risque pas de ne pas connaître...
Mais je m'attendais, en réponse, à te voir déclamer, nu dans la rosée du matin, tes propres chants de joie, te voir ouvrir ta propre piste à travers ronces zé brousailles, la machette en pogne, en soufflant comme un forçat, le corps scintillant de sueurs et de crasse... snif |